L’esprit missionnaire peut s’appuyer sur la révolution numérique

3 novembre 2014

Les Mardis des Bernardins abordent régulièrement la question de la responsabilité de l’entreprise et de l’Etat. Plusieurs conférences et débats ont donné l’occasion à des cadres de BNP Paribas de s’exprimer sur le sujet de la dette publique, notamment. Président d’honneur du groupe bancaire, Michel Pébereau est Parrain du Collège des Bernardins. Dans la dernière lettre adressée régulièrement aux donateurs de la Fondation des Bernardins, il rappelle que la dette est le résultat d’un défaut de transmission, le rééquilibrage des comptes publics étant nécessaire à la cohésion sociale. Si la France persiste à trouver un consensus idéologique sur la légitimité de l’économie de marché, Michel Pébereau note malgré tout que les salariés français « ont su s’adapter, saisir ses opportunités pour construire des champions européens ou mondiaux ». Pionniers de l’informatique, les Français sont des entrepreneurs. Ils sauront donc explorer les nouveaux horizons du numérique, qui sont le sujet de la nouvelle chaire de recherche du Collège des Bernardins. Faut-il avoir peur des transformations vertigineuses promises par la révolution numérique dans les domaines de la santé, des organisations humaines (sociétés traditionnelles, entreprises, états) et de l’économie mondiale? Pour Michel Pébereau, la globalisation numérique est avant tout une réalité inéluctable au même titre que la mondialisation.  Le Collège des Bernardins a su l’anticiper et l’inclure au coeur de son projet. Ce pari réussi lui permet aujourd’hui de « porter une parole au-delà du cercle fondateur ».